TIME is money ?

dimanche 9 mars 2008

ELECTIONS; Participation

AFP/ERIC CABANIS
Un électeur vote pour les élections cantonales, le 9 mars, près de Toulouse,
lors du premier tour des élections municipales et cantonales.


La mobilisation des électeurs est supérieure à celle des élections de 2001
11
LEMONDE.FR avec AFP 09.03.08 19h14 • Mis à jour le 09.03.08 19h14


Les électeurs semblaient s'être déplacés, dimanche 9 mars, en plus grand nombre pour le premier tour des élections municipales que lors du précédent scrutin de 2001.

Avec 56,25 % à 17 heures, le taux de participation est supérieur de trois points à celui d'il y a sept ans (53,28 %), selon le ministère de l'intérieur.

En revanche, le taux de participation aux élections cantonales était légèrement inférieur à celui de 2001 : 54,53 % contre 55,55 %.

Mais il était supérieur à celui de 2004 (52,64 %), date du dernier renouvellement cantonal.
La participation aux municipales devrait atteindre 70,5 % dans les communes de plus de 3 500 habitants, selon l'institut CSA, 67,5 %, selon l'institut Ipsos-Dell.

En 2001, les municipales avaient enregistré le plus faible taux de participation dans ce type de scrutin depuis trente ans, avec 67,29 % de votants au premier tour et 65,96 % au second, alors que la cuvée des cantonales s'était révélée plutôt bonne en terme de participation (65,48 % de votants au premier tour).


PARTICIPATION PLUS FAIBLE À PARIS
En fin d'après-midi dimanche, seule la capitale et une partie des départements de la région parisienne – où tous les bureaux ferment à 20 heures en ce dernier jour de vacances scolaires – continuaient à faire exception à la tendance générale.

A Paris, seulement 38,39 % des électeurs s'étaient déplacés à 16 h 45 contre 45,1 % à la même heure en 2001.

En Seine-Saint-Denis, la participation atteignait à peine 30 %, plus de sept points en deça des municipales de 2001.

En revanche, le pourcentage de votants était en augmentation dans les Hauts-de-Seine : 42,12 % contre 40,10 %.
Des baisses étaient également à signaler dans le Pas-de-Calais, en Dordogne – département où se joue une élection serrée à Périgueux, ville du ministre de l'éducation nationale, Xavier Darcos –, mais aussi en Charente, dans le Gard ou en Lozère.

Baisse très forte également dans la Sarthe, le département de François Fillon, avec seulement 51,43 % de votants, contre 63,88 % en 2001. En Seine-Maritime, département où les villes de Rouen et du Havre sont considérées comme des points chauds, la participation n'était que de 43,23 %, dix points de moins qu'en 2001.
Dans d'autres villes à fort enjeu, on atteignait 45,1 % de participation à Marseille, 43,14 % à Bordeaux (contre 38,42 % en 2001), 44,05 % à Toulouse.

Dans certains départements, la hausse de la participation était parfois impressionnante, comme dans le Haut-Rhin, avec 65,34 % contre 44 % il y a sept ans, la Haute-Vienne, avec 17 points de plus, la Meurthe-et-Moselle, avec près de 13 points supplémentaires, le Loiret, avec 12 points, et la Loire-Atlantique, la Somme ou le Territoire de Belfort, avec 10 points.

Dans le Rhône, on comptait 12 % de votants en plus.

Sur l'ensemble de la région PACA, l'augmentation était également de plus de 12 points.